Mis en ligne le 8 décembre 2005
Cela fait maintenant plus d’un an que nous nous battons pour faire reconnaître que France 2 a bien diffusé une mise en scène le 30 septembre 2000, en lieu et place d’un authentique reportage d’actualité.
Certaines personnalités des médias et du monde politique que nous avons rencontrées persistent à réfuter les preuves que nous avons apportées, se refusant à affronter la réalité en face.
Il va maintenant falloir qu’elles se préparent à présenter des justifications sérieuses puisque les israéliens s’en mêlent (enfin !).
En effet, le quotidien israélien Maariv (2ème tirage du pays) a annoncé en première page ce jeudi 8 décembre 2005 :
« L'enfant Al Dura est vivant.
Giora Eiland : c'est une éventualité crédible »
Le titre de l’article d’Amir Rapaport, qui est considéré comme un commentateur crédible des affaires militaires, est le suivant :
« Eiland : "Il est possible que Mohamed Al Doura soit vivant" »
Rappelons que Giora Eiland est le général israélien sur lequel s’appuie France 2 pour affirmer que l’armée israélienne a reconnu le « crime ».
Il est par ailleurs le chef du Conseil de Sécurité Nationale…
Le corps de l’article d’Amir Rapoport ne nous en apprend pas beaucoup plus.
M. Eiland affirme qu'il « ne rejette pas les preuves [de Shahaf] après les avoir examinées » et qu’il est « difficile de rester indifférent à la lumière des éléments révélés par Shahaf, mais il n'y a aucune preuve formelle que ces éléments soient exacts ».
Deux autres informations méritent d’être relevées :
- un adolescent se faisant appeler Mohamed Al Doura vit à Gaza,
- le père de l’enfant, prétendument tué le 30 septembre 2000, a affirmé que son fils est toujours vivant.
Les Palestiniens ont alors rétorqué que le « Mohamed Al Doura » du marché de Gaza est appelé ainsi parce qu’il lui ressemblerait, tandis que les propos du père devraient être interprétés comme un respect de la religion musulmane qui voudrait que l’enfant soit « vivant dans le monde à venir ».
Les thuriféraires de Charles Enderlin continueront certainement à le défendre, en prétextant que l’article de Maariv reste très nuancé, ce qui est vrai.
D’autres, meilleurs analystes de la situation et conscients de l’inversion du rapport de forces, ont déjà pris contact avec nous pour nous rappeler qu’ils n’ont jamais mis en doute nos conclusions. Ils se sont même excusés en affirmant que « c’est le système qui les empêchait de révéler la vérité… ».
Pour ce qui nous concerne, nous publierons prochainement la cartographie des soutiens de Charles Enderlin.
Il faudra aussi ressortir le livre de Gérard Huber qui, dès janvier 2003, accordait du crédit aux propos de Nahum Shahaf - « Contre expertise d’une mise en scène» - et rendre grâce à ce psychanalyste français qui, ayant mené sa propre investigation, a lutté contre l’infamie et affronté l’indifférence des médias.
Il faudra aussi se souvenir que c’est l’agence de presse israélienne MENA qui a rendu accessible au grand public le travail du chercheur israélien, Nahum Shahaf.
Dernier point : une petite idée nous dit que si Giora Eiland a lancé ces propos dans un grand quotidien israélien, d’autres éléments plus forts devraient suivrent prochainement.